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LES INCONTOURNABLES DU GRAND RAID
Cette année, ce sera la 22e édition de cette course mythique. Coureurs, bénévoles, spectateurs, elle est devenue pour certains d’entre eux une véritable histoire d’amour et un rendez-vous qui ne louperait sous aucun prétexte. Parmi les coureurs, 7 noms marquent la mémoire du Grand Raid. Ils étaient là à la première édition du Grand Raid et ils sont juste restés accros, tout simplement.
Si lors d’un fameux week-end du mois d’août vous les croisez sur leur vélo, surtout n’oubliez pas de les encourager et de les félicitez comme il se doit !
Lors de sa 22ème inscription, l’un d’entre eux à dit : Moi, Fou ? Sado ? Taré ? Fêlé ? Zinzin ? pas que je sache…. Passionné, aimant la nature, le goût de l'effort, la montagne, les odeurs, les paysages, le Valais, la vitesse, les émotions, l'ambiance, les défis, OUIIIIIIIIIIIII ! Je pense être un peu comme ça et c'est ça mon amour pour le Grand Raid et tous ces éléments me procurent du plaisir. Voilà les ingrédients pour ma fidélité à cette course d'endurance.
Nous leur disons BRAVO et MERCI pour ces belles années… ! |
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INTERVIEWS COUREURS:
FABIENNE HEINZMANN LA COURSE PARFAITE
Pour relier Verbier à Grimentz, sur le tracé rallongé, il fallait une sacré dose de courage et un moral sans faille. Fabienne Heinzmann, l’amie d’Alexandre Moos vainqueur en 2009, a remporté haut la main cette 21e édition. Elle raconte son aventure. « En 2001, j’avais loué un VTT pour participer à mon premier Grand Raid entre Hérémence et Grimentz. J’avais terminé dans le top 10. Depuis, j’ai réalisé quelques podiums sur ce tracé avant de connaître de la malchance entre Verbier et Grimentz les années suivantes. »Tout n’a pas toujours été facile pour la charmante et souriante athlète originaire de Visperterminen. Cette année, après son abandon de 2009, la roue a tourné. Fabienne Heinzmann raconte sa folle épopée. « J’ai réalisé une super saison. J’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai décidé de participer au Grand Raid juste une semaine avant la cyclosportive de l’Alex Moos. Je ressentais de bonnes sensations. Avec Job Vouillamoz et Xavier Charles, nous avons reconnu le nouveau tracé. J’ai pris du plaisir. Je me suis dit : « J’y vais ». Je me sentais à l’aise. » Aux premières heures du samedi matin, Fabienne Heinzmann quittait Verbier, direction : Grimentz. « Dès le départ, j’ai trouvé un bon rythme. J’étais bien dans ma tête. Tout fonctionnait comme il faut. J’avais beaucoup de respect pour ce parcours, très long. 7 heures 30’, c’est déjà long. Il faut rajouter une heure et demie, c’est dur. Je suis restée bien dans mon tempo jusqu’à Nendaz. Je sentais que je pouvais accélérer. C’était top. » La protégée du team BMC L’Alex Moos poursuit : «Depuis Hérémence, une nouvelle course commençait. A partir de ce moment, j’ai dépassé bon nombre de concurrents. J’étais en pleine confiance. Jusqu’à Mandelon, tout s’est bien déroulé. Je savais que si je conservais mon rythme, la victoire serait à ma portée. Dans les descentes, j’ai roulé prudemment. Je connais très bien la montée entre Evolène et l’A Vieille. J’étais à l’aise. J’ai pris beaucoup de plaisir. Comme je savais que je pouvais gagner, j’étais très motivée. Je pensais aux gens qui m’attendaient à Grimentz. C’était super. Dans la montée en direction du Pas de Lona, j’ai beaucoup apprécié les encouragements de mes ouvreurs, Alain Gygax et Gérard Anzenberger. Le public a aussi été extraordinaire. Tous les concurrents m’ont bien laissé le passage libre. Je les remercie beaucoup. Dans la descente, je connaissais mon avance et je n’ai pris aucun risque. Je suis restée très concentrée. Au passage du pont, à quelques 500 mètres de la ligne d’arrivée, j’ai poussé un grand cri de joie. J’étais heureuse. La ligne franchie, je suis tombée dans les bras de mon « Schatzi ». C’était un instant de grand bonheur. » On dirait presqu’un vrai conte de fée…. Fabienne Heinzmann est très reconnaissante envers tout son entourage. « Laurent et Pierrot m’ont beaucoup aidée lors des ravitaillements. Ils sont très précieux pour la confiance. C’était parfait. Ca m’a motivée. Tactiquement et techniquement, j’ai beaucoup appris d’Alex. Sans ses précieux conseils, je n’aurai jamais gagné. » Propos recueillis par Bernard Mayencourt
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KARL PLATT VAINQUEUR DU GRAND RAID 2010
Vainqueur de l’Absa Cape Epic 2010, l’Allemand Karl Platt a réussi l’exploit de s’imposer sur le nouveau tracé du Grand Raid entre Verbier et Grimentz. Spécialiste de marathon, l’Allemand de 32 ans (il est né le 4 mars 1978) a parfaitement négocié la plus mythique des courses VTT d’Europe. Quelques jours après la course, quel est votre ressenti ? Il me reste toujours beaucoup d’impressions. Il faut d’abord les travailler et digérer ce qui s’est passé. J’ai regardé beaucoup d’images de cet événement et je suis impressionné par les paysages et par l’ambiance. Je participais pour la première fois et je ne savais pas ce qui m’attendait. C’était une magnifique expérience de faire « la mère de tous les marathons » et surtout de gagner. Comment avez-vous vécu la course et l’après-course ? La course s’est déroulée comme dans un film. Après le départ dans la nuit on essaie de rouler à son rythme et on espère qu’on n’a pas de baisse de performance sur cette longue distance. Il y a eu beaucoup de spectateurs qui nous ont encouragés. Le pic était, bien sûr, le Pas de Lona. On y monte comme en transe, en fait, on ne réalise pas vraiment ce qui se passe. Ce sont de bonnes sensations. En franchissant le premier la ligne d’arrivée, je ne pouvais pas croire que j’avais gagné. Par après, je me suis énormément réjouis. J’apprécie beaucoup cette importante victoire. Rétrospectivement, auriez-vous changé quelque chose à votre préparation et à votre tactique de course ? Si on a gagné, c’est qu’on a tout fait juste. Je ne changerai rien. Que pensez-vous du nouveau parcours ? Je n’ai pas connu l’ancien parcours. Je ne peux que parler du nouveau parcours. La distance et les dénivelés sont énormes, mais ça fait de cette course ce qu’elle est : le Grand Raid. Il y a eu des professionnels qui ont dit que c’était trop long et que l’ancien parcours était déjà assez difficile. Je ne peux pas juger. C’était sans doute difficile, surtout pour les coureurs un peu moins forts.
-------------------------------- Un Français 2e Vainqueur en 2007 et 3e en 2000, le Français Thomas Dietsch termine second à une minute 50’’ du leader Karl Platt.
Thomas Dietsch, vainqueur de la coupe du Monde en 2007, a réalisé une toute grande performance entre Verbier et Grimentz. Tom, comme l’appelle ses intimes, possède déjà une carte de visite exceptionnelle. L’Alsacien du team Bulls, rêve de devenir champion du monde VTT marathon. Thomas, quelques jours après la course, quel est votre ressenti ? Je suis content d’avoir participé au Grand Raid et d’avoir pu accrocher un nouveau podium. Le Grand Raid est pour moi "LA" course mythique. Lorsque j’ai commencé le VTT, c’était un petit rêve de pouvoir y participer et de le terminer. Aujourd’hui, ce rêve s’est réalisé. Je suis monté sur toute les marches du podium (1er en 2007, 2ème cette année et 3ème en 2000). Comment avez-vous vécu la course et l’après-course ? La course fut dure, longue… très longue. Mes sensations étaient bonnes et j’ai réussi à faire une course régulière en essayant toujours de gérer mon effort (148 pulsations cardiaque moyenne). Le passage le plus dur pour moi (comme pour beaucoup de coureurs je pense) fut le portage du Pas de Lona. L’arrivée fut vraiment sympa, beaucoup d’interviews, de questions, de félicitations ! Et beaucoup de joie et de surprise avec Karl, mon coéquipier du team Bulls. Un doublé sur le grand Raid (1er et 2nd) était inespéré ! Rétrospectivement, auriez-vous changé quelque chose à votre préparation et à votre tactique de course ? Ma venue sur le Grand Raid cette année n’était pas prévue. Je n’ai donc pas fait un entraînement spécifique pour la course. J’étais leader de la Trans Schwartzwald (course par étapes en Forêt Noire Allemande). J’ai dû abandonner lors de la 5ème étape sur casse mécanique. Je n’ai eu qu’une journée de récupération avant le départ du Grand Raid ! C’était vraiment inattendu de me retrouver dans le groupe de tête ! J’étais venu sur le GR cette année plus pour rouler sur le parcours, profiter de l’ambiance et des magnifiques paysages ! Que pensez-vous du nouveau parcours ? Le nouveau parcours est beau mais peut-être trop long à mon gout. L’ancien parcours était déjà suffisant.
4e entre Verbier et Grimentz Le Valaisan Alexandre Moos livre ses impressions sur l’édition 2010 du Grand Raid.
En 2009, le coureur du team BMC Racing remportait le Grand Raid. A l’occasion de ce 20e anniversaire, il établissait un nouveau record du tracé entre Verbier et Grimentz. Une année plus tard, sur un tracé rallongé, il a connu quelques difficultés au passage de Mandelon et lors de la montée sur l’A Vieille. Il analyse avec objectivité sa course. Alex, quelques jours après la course, quel est votre ressenti ? C’était une magnifique course, très rapide avec un beau plateau de coureurs. Le suspense était total. Comment avez-vous vécu la course et l’après-course ? Il a tout d’abord fallu se lever très tôt. La course est partie sur les chapeaux de roues. Ensuite, le groupe de tête dans lequel je me trouvais a pris son rythme tout en sachant que la course serait très longue. Jusqu’au début de la montée de Mandelon, tout s’est bien passé pour moi. A partir de là, je me suis retrouvé dans le dur. J’étais entamé dans le single de Mandelon. Je ne l’ai pas négocié au mieux. Par la suite, j’ai encore connu un mauvais passage dans la montée de l’A Vieille. J’ai retrouvé de la grinta au début du Pas de Lona où m’attendaient Alain et Grérad, mes ouvreurs. J’ai réalisé le meilleur chrono sur cette montée. Dans la descente sur Grimentz, j’ai repris Huber à 3 km de l’arrivée. Je termine finalement à 6 minutes du leader Platt. Pour gagner cette 21e édition, il fallait être super bien. Après la course, j’étais déçu. Mais c’est le sport. Je tiens à remercier tout mon staff pour la parfaite assistance. Rétrospectivement, auriez-vous changé quelque chose à votre préparation et à votre tactique de course ? Oui, après coup, je constate que les trois premiers de l’Eiger Bike une semaine plus tôt dans le froid et la pluie ont payé leurs efforts sur la fin du parcours entre Verbier et Grimentz. Que pensez-vous du nouveau parcours ? Je pense que l’ancien parcours était suffisamment long. Je remercie et félicite tous les organisateurs et bénévoles du Grand Raid pour nous offrir la chance de traverser nos montagnes en toute sécurité et dans un esprit positif. Longue vie au Grand Raid et rendez-vous en 2011.
Interviews précédents: Alex Moos - Un vainqueur prestigieux Interview de Pascal Corti - Vainqueur du Grand Raid 1998
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